L'expression est désuète, sent peut-être
un peu trop l’ironie. Leurs mères oui… Elles,
non…
Elles se rebiffent à l’idée. Et puis, pensant
à tout ce qu'elles s’imposent pour que tout aille
bien chez elles, elles se disent : après tout…
Et puis, même si celà semble bébête
de le dire, savoir faire éclore le bonheur au quotidien
et le protéger ne reste-t-il pas de la vraie magie ?
N’y a-t-il pas des pouvoirs qu’on n’a aucune
envie d’abdiquer ?
Et la libération de la femme dans tout ça ? Incontestable,
grâce à l’action des générations
passées, mais, on le sait bien, elle n’a pas tout
résolu !
Parce que les hommes sont restés des hommes même
quand ils se la jouent « modernes » et pleins de
compréhension pour leurs compagnes…
Mais aussi parce que les femmes sont restées des femmes,
telles que des siècles d’histoire les ont faites
: toujours désireuses de faire tourner le monde, et particulièrement
leur « petit monde », pendant que leurs compagnons
et autres trublions s’emploient à le faire dérailler…
Une vraie mission, n’est-ce pas ? Mais aussi un sacré
poids d’angoisse et d’obligation de (trop) bien
faire !